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Coworking à l’île Maurice: choisissez efficacement votre espace de travail

C’est indéniable, la sphère entrepreneuriale mauricienne aime les espaces de coworking, aussi, ces structures gagnent en popularité. De nombreux entrepreneurs ont d’ores et déjà sauté le pas pour différentes raisons. Par exemple, pour certains, le travail au sein d’une entreprise en bonne et due forme, côte à côte avec d’autres personnes, avec l’obligation de suivre un règlement intérieur, un dress code, etc. a été l’élément déclencheur. Comment déterminer si le coworking est «la» solution adéquate? Que faut-il prendre en compte pour choisir son environnement de travail? 

Le coworking a de beaux jours devant lui à l’île Maurice 

Maurice est une destination phare pour l’entrepreneuriat dans l’océan Indien, une manne pour le coworking, concept qui séduit et qui continuera sans doute à séduire dans les années à venir. Un peu partout sur l’île, on trouve de plus en plus d’espaces de bureaux à l’image de The Hive, CoWorking Port-Louis, Turbine, The Ground, Regus ou encore Le French Hub. Comment en sommes-nous arrivés à un tel engouement ? De quelle manière cette méthode de travail moderne a-t-elle réussi à convaincre les entrepreneurs ? Cette forme de collocation professionnelle n’est pas faite pour tous, aussi, il est important de bien faire le point avant de se lancer. 

Deux types d’espaces, un concept bien distinct 

Le coworking, c’est deux types d’espace : un premier, qui permet de louer des bureaux au sens classique, avec toutefois des abonnements au mois, à la semaine, à l’heure pour certains. Cette formule est parfaite pour ceux qui souhaitent retrouver l’atmosphère typique des entreprises, avec un vrai cadre de travail tout en rompant l’isolement. Quant au deuxième type d’espace, il est plus communautaire. Il permet de rencontrer du monde et d’échanger avec d’autres coworkers. Dans un tel cadre, on peut créer des liens, donner et recevoir des conseils et même créer un réseau de contact solide et proche! 

Travailler seul et à plusieurs à la fois… 

Il est important de mettre en avant l’aspect pratique d’un espace de coworking : il cumule tous les avantages d’un bureau classique, sans les inconvénients financiers. En effet, en adoptant une telle méthode de travail, cela réduit les coûts liés à la location d’un bureau. Mieux, on y dispose d’un accès internet haut débit, de bureaux semi-cloisonnés ou à partager, de salle d’événements, d’espaces ouverts, de salles de réunion particulièrement commodes lorsqu’il s’agit d’accueillir des partenaires. Sans se couper du monde, on peut travailler seul, de manière organisée et disciplinée, avis à ceux qui pratiquent le télétravail… 

Le budget et les facilités 

Le coût est l’une des raisons principales pour lesquelles les entrepreneurs choisissent d’intégrer un espace de coworking. Il convient donc de comparer les espaces de coworking, la moyenne des tarifs proposés, mais également des options comprises, notamment la réservation des salles, la possibilité de parking, proximité des transports, la cuisine, le café, etc. 

La sécurité des lieux, un élément à ne pas prendre à la légère 

La sécurité d’un espace de coworking est essentielle. Matériel, documents, effets personnels : les
loueurs doivent pouvoir fournir au moins un casier par personne. Qui plus est, l’endroit lui-même
doit être sécurisé avec des alarmes, des caméras de surveillance, sans pour autant que cela empêche
de pénétrer les lieux pour travailler, à ses horaires. 

Ambiance et convivialité 

Dernier point essentiel et non des moindres, l’ambiance au sein de l’espace de coworking. Lorsqu’on choisit de travailler dans un espace avec d’autres personnes que l’on ne connaît pas forcément, il est essentiel de bénéficier, mais également de contribuer à la bonne ambiance générale ! Lorsque cela est possible, il ne faut pas hésiter à visiter les espaces communs tels que la cuisine, l’espace de détente ou même l’atelier (en fonction de vos activités). Enfin, certains espaces proposent également des activités destinées à rapprocher les coworkers (apéro, pitch, déjeuners communs, fêtes, jeux de société, etc.). 

Source – FrenchWeb

Maurice et le Kenya resserrent leurs liens

L’Economic Development Board (EDB) en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCIM) aura une session de travail avec le Kenya Private Sector Alliance (KEPSA) et le Kenya Investment Authority (KenInvest) afin d’approfondir davantage les relations commerciales entre Maurice et le Kenya.

Cela fait suite à la visite du président du Kenya, Uhuru Kenyatta, à Maurice. Les autorités mauriciennes espèrent que cette rencontre constituera une plateforme unique pour présenter les opportunités en matière de commerce et d’investissement à Maurice et au Kenya. Ce forum comprendra des sessions interactives pour échanger des idées et établir une plus grande coopération entre la délégation kenyane et les parties prenantes mauriciennes.

En août 2018, Maurice et la Kenya s’étaient réunis à Nairobi dans le cadre d’une commission mixte. Les discussions avaient porté sur plusieurs dossiers de coopération dont les échanges commerciaux, l’investissement, les services financiers, la connectivité aérienne, le tourisme, la zone franche, le port, la connectivité maritime, la mobilité des professionnels, la reconnaissance mutuelle des qualifications et l’agriculture.

Au cours de cette visite, un accord de principe dans le domaine de l’éducation supérieure et de la recherche scientifique sera signé. L’objectif de ce protocole d’accord est d’inscrire la collaboration entre les deux pays en vue de promouvoir la coopération entre leurs établissements d’enseignement supérieur respectifs par le biais d’échanges de personnel et d’étudiants, de recherches scientifiques et de renforcement des capacités.

Il faut savoir que plusieurs entreprises locales opèrent au Kenya, à l’instar de SMB qui y a intensifié sa présence à travers SBM Bank (Kenya), une filiale à 100 % de SBM Holdings Limited. De son côté, le Groupe MCB veut également se positionner comme un partenaire stratégique pour les entreprises au Kenya. Le groupe a ouvert un nouveau bureau de représentation en janvier dernier à Nairobi. De son côté, CIRCUS! a travaillé sur le rebranding de Telkom Kenya. Sur le plan sucrier, Maurice a exporté 45 000 tonnes de sucre roux et 80 000 tonnes de sucre blanc sur le Kenya.

Par ailleurs, avec une présence en Afrique australe, en Afrique de l’Est et en Afrique de l’Ouest, Maurice se positionne dans le mouvement de décollage économique d’un continent qui a une population encore jeune et qui possède 40 % des ressources minérales du monde entier. 

Source – BusinessMag




Une première sur l’île sur la qualité Web et l’accessibilité numérique



L’évolution des technologies nous amène à aller toujours plus loin et faire toujours mieux dans l’intérêt du plus grand nombre. Le web est arrivé à maturité et se préoccupe, depuis quelques années déjà, d’apporter une couche qualitative qui s’est standardisée à travers différents référentiels (WCAG, RGAA, Accessiweb…).

Ces réflexions ont déjà été intégrées de façon structurée au sein des entités gouvernementales dans les pays européens et aux États-Unis, ainsi que, dans une moindre mesure, sur des sites d’entreprises privées. Ces organisations ont compris l’intérêt d’intégrer une démarche qualité pour toucher un public et une cible plus larges. Améliorer l’expérience utilisateur, la visibilité, les performances et la sécurité sont de réels bénéfices avec cette approche.
Maurice a une carte à jouer en enclenchant le pas dans ce mouvement qualitatif. Et c’est dans ce sens que deux experts internationaux, Élie Sloïm et Aurélien Lévy, seront présents courant avril pour animer un cycle de formation sur l’accessibilité et la qualité web. Ils formeront les premiers référents Qualité web de l’île ainsi que des développeurs et des équipes QA pour se spécialiser sur l’accessibilité Web et créer une valeur différenciatrice sur le marché international. 
Toujours animé par une démarche d’intérêt public, Extension Interactive a réussi une nouvelle fois la mise en place d’un cursus de formations pointues à des tarifs bien inférieurs à ceux proposés par ces mêmes experts en Europe. C’est une réelle opportunité pour les acteurs techniques et fonctionnels de l’industrie des TIC mauriciennes.

Toujours animé par une démarche d’intérêt public, Extension Interactive a réussi une nouvelle fois la mise en place d’un cursus de formations pointues à des tarifs bien inférieurs à ceux proposés par ces mêmes experts en Europe. C’est une réelle opportunité pour les acteurs techniques et fonctionnels de l’industrie des TIC mauriciennes.
Ces formations, toutes MQA approved, ont une valeur formatrice qui se veut unique et complète compte tenu de la venue exceptionnelle des deux experts à Maurice.
Il reste encore quelques places. – DR

Source – EcoAustral



BIRGER. reboise la Citadelle

Après avoir mené divers projets de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), ou Corporate Social Responsibility (CSR) en anglais, dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la réduction de la pauvreté et du sport, BIRGER., le leader régional dans le secteur de la cybersécurité, a récemment assuré le reboisement de la Citadelle (un monument historique de Port-Louis).
Chaque employé de la société a ainsi mis en terre une plante indigène contribuant à restaurer l’écosystème de ce fort, le rendant plus attrayant et plus vert pour ses habitants et… les visiteurs. Ce geste symbolique est très bien accueilli par les employés. Cette opération fait suite à une action de préservation de la vie sauvage menée par Birger. sur l’île aux Aigrettes (île inhabitée située à l’est à Maurice). Elle comprenait le désherbage complet de l’île, la modernisation des pépinières pour les espèces endémiques, la plantation de plantes indigènes côtières et l’introduction d’oiseaux marins. Ces projets s’insèrent dans la volonté du leader régional dans le secteur de la cybersécurité d’être un acteur important dans le développement durable.
L’entreprise a d’ailleurs mis en place en son sein diverses mesures pour réduire l’impact de ses activités sur l’environnement et optimiser l’utilisation des ressources (sensibilisation interne en matière d’économie d’énergie, optimisation de la lumière naturelle et regroupement dans un seul lieu  de toutes ses opérations 24h/24 et 7j/7).Le projet Citadelle Native Re-végétation
Il s’agit d’un projet collaboratif mis en œuvre depuis 2015 par les Amis de l’environnement avec le soutien de la Fondation Currimjee et de la Fondation NCSR (National CSR Foundation) afin de restaurer la forêt sèche autour de la Citadelle Fort.

Source – EcoAustral



La Banque des Mascareignes devient la BCP Bank (Mauritius)

Filiale du groupe bancaire marocain Banque Centrale Populaire (BCP) depuis octobre 2018, la Banque des Mascareignes est devenu la BCP Bank (Mauritius) Ltd. Elle arbore comme logo le cheval, emblème historique du groupe BCP, qui symbolise l’énergie, la force et la noblesse. Il s’accompagne aussi de trois traits dynamiques marquant la puissance et le mouvement.

C’est au cours d’une cérémonie organisée au Château Labourdonnais, à Mapou, et en présence de nombreuses personnalités du monde des affaires et du secteur financier, qu’a été révélé l’appellation BCP Bank (Mauritius). Le nom, en langue anglaise, traduit la dimension internationale du groupe BCP qui, en dehors du continent africain, est également présent en Europe, en Amérique du Nord et au Moyen- Orient.
Elle reflète aussi son ambition de devenir un partenaire de premier plan pour les investisseurs, Maurice étant l’un des corridors privilégiés des flux d’investissements en provenance d’Asie – Chine et Inde notamment – vers l’Afrique.
La stratégie du groupe BCP à Maurice s’articule autour de cinq axes principaux : 

  • la promotion des compétences locales, 
  • l’appui des différents partenaires, 
  • l’utilisation des technologies de pointe, 
  • la vision d’une banque panafricaine de référence et 
  • la mise en place d’une plateforme opérationnelle performante.De gauche à droite : Abdelwafi Atif , CEO de BCP Bank (Mauritius); Sangeetha Ramkelawon, Deputy CEO et Kamal MOKDAD, Directeur Général BCP et International. – DR
     

Kamal Mokdad, Directeur Général BCP et International, également Président du conseil d’administration de BCP Bank (Mauritius), a souligné : « Notre présence à Maurice est en phase avec la vision stratégique engagée par les autorités locales. Le business model de cette place financière connait en effet une évolution profonde, marquée par son ouverture à de nouvelles régions notamment l’Afrique francophone. En tant qu’unique banque à Maurice appartenant à un groupe présent à la fois en Afrique du Nord, du Centre et de l’Ouest, nous souhaitons accompagner cette vision stratégique en facilitant – à travers Maurice – la connexion entre les investisseurs d’Afrique francophone et la zone anglophone ».

Source – Eco Austral



Mauritius-Madagascar: Transcending to a New Era of Economic Collaboration

The newly elected President of the Republic of Madagascar, His Excellency, Mr. Andry Nirina Rajoelina graced the National Day Celebrations of Mauritius on the 12th March 2019 as the Chief Guest.

In this context, the Economic Development Board hosted a Business Forum and Networking Event on Wednesday 13th March 2019 at the Westin Turtle Bay Resort and Spa, in Balaclava. The event themed “Mauritius-Madagascar: Transcending to a New Era of Economic Collaboration’’ saw the participation of over 400 guests including businessmen from both countries.   The event served as a platform to foster greater interactions between the high-level delegation led by the President and the Mauritian business community.

In this context, the Economic Development Board hosted a Business Forum and Networking Event on Wednesday 13th March 2019 at the Westin Turtle Bay Resort and Spa, in Balaclava. The event themed “Mauritius-Madagascar: Transcending to a New Era of Economic Collaboration’’ saw the participation of over 400 guests including businessmen from both countries.   The event served as a platform to foster greater interactions between the high-level delegation led by the President and the Mauritian business community.

In this regard, the President expressed his determination to improve the investment climate by ensuring the security of the Malagasy population as well as of the investors’ community.  To provide further impetus to the existing excellent bilateral ties between Madagascar and Mauritius, he has invited the Mauritian business community and entrepreneurs to explore investment opportunities in Madagascar.  He further elaborated that investments in key sectors high on the agenda of his government namely, rice cultivation, extraction of precious metals, construction, real estate, tourism and green energy will provide a new dynamism to the Malagasy economy whilst at the same time boosting the entrepreneurial fabric of Mauritius.

The President has highlighted that the business forum serves as an excellent platform to bring together all stakeholders with a view to reinforce the confidence and determination towards sustained prosperity of our two countries, through the creation of a shared foundation for productivity.   

In his welcome speech, Honourable Seetanah Lutchmeenaraidoo, GCSK, Minister of Foreign Affairs, Regional Integration & International Trade emphasized on the immense potential of ocean economy with an Exclusive Economic Zone of 2.3 million km².  He also underscored that both Madagascar and Mauritius are blessed with a vast maritime zone which could be harnessed and explored.

The CEO of the Economic Development Board Mauritius, Mr. François Guibert emphasized that Mauritius and Madagascar should leverage on the similarities shared by both countries and work towards the establishment of a convergent vision to achieve a new era of economic partnership.  Mr. Guibert reiterated his commitment to work closely with the EDBM and authorities of both countries for the implementation of the legal, institutional, strategic and operational frameworks to encourage movement of people, capital and goods.
 Mr. Andry Ravalomanda, General Director of the Economic Development Board of Madagascar underlined that this forum represents an opportunity to strengthen the partnership between our two countries.  He invited potential investors to consider the emerging opportunities in several sectors of the economy.

With a view to consolidating fruitful collaboration between the Madagascar and Mauritius, the following agreements were signed:

-MoU between the Economic Development Board Mauritius (EDB) and the Economic Development Board Madagascar (EDBM)

– MoU between the Mauritius Africa Fund (MAF) & the Economic Development Board Madagascar (EDBM)

The signing ceremony of two the MoUs preceded a thematic session which was moderated by Mr. Yash Manick, CEO of the Mauritius Africa Fund.    Drawing on their vast knowledge, the panellists deliberated on the following themes:

  • New leadership and emergence of Madagascar
  • Drivers of the growth of the Malagasy economy
  • Connectivity, logistics and business gateway
  • Opportunities and Challenges in the Tourism Sector of Madagascar
  • Mauritius as a platform for cross-border investments

The Business Forum concluded with B-to-B networking sessions.

Source – EDB Mauritius


Focus sur la commission Relations Régionales et son avancée au sein de la CCI France Maurice

La dernière réunion de cette commission Relations Régionales s’est tenue dans les locaux de la CCIFM le Mardi 12 février de 12h30 à 13h45. Les points suivants ont été discutés successivement:

  • Appel à candidature pour co-animation Commission Relations Régionales
  • Point d’avancement sur l’évènement « Ville durable » à Maurice 19-21 juin 2019
  • Mise à jour du « Guide investisseur » et debriefing pour un RDV avec la FSC sur: 

*un évènement à organiser sur la plateforme financière mauricienne et perspectives avec MCCI/FSC/MRA/Global Finance
*évènement de réseautage avec la Chambre de commerce chinoise

  •  Foire COMESA – Kenya juillet 2019 

Et enfin un Tour de table et actualités de nos partenaires et membres , pour aboutir à une liste des missions prévues en 2019 et les pays cibles.

La prochaine réunion aura lieu le Mardi 19 mars 2019 12h30-13h45 à la CCIFM et se portera, entre autre, sur:

  • une présentation des actions de l’Agence Française de Développement sur Maurice
  • un explication des services de la CCIFM pour ess membres et comment ces derniers peuvent contribuer aux actions de l’AFD?
  • un focus sur le développement durable.

Source – CCIFM

Classement Mercer – Maurice : meilleur niveau de vie en Afrique
La 21e édition de l’enquête annuelle de Mercer sur la qualité de vie dans le monde a paru le mercredi 13 mars. Une fois de plus, Port-Louis, pour symboliser le pays, est à la fois la ville offrant la meilleure qualité de vie et celle la plus sûre sur le continent africain. Selon les données recueillies par ce leader mondial en santé et prévoyance, gestion des talents, retraits et investissements, le pays garde sa 83e place mondiale en matière de qualité de vie et 59e place pour la sécurité des citoyens et des visiteurs. Maurice est suivi de près, en ce qui concerne la qualité de vie en Afrique, par des villes sud-africaines : Durban (88e mondiale), Le Cap (95e) et Johannesburg (96e). Cependant, ces villes sont peu bien classées en matière de sécurité des personnes. En outre, des problèmes d’approvisionnement en eau ont contribué à la perte d’une place pour Le Cap. La capitale de la République centre africaine, Bangui, est la moins bien classée en Afrique, se situant à la 230e place pour ce qui est de la sécurité des personnes. La Gambie, fort de ses efforts en faveur d’un système politique démocratique et d’un plus grand respect des droits de l’homme, a permis à Banjul (179e) de connaître la meilleure amélioration en ce qui concerne la qualité de vie en Afrique, mais aussi dans le monde, en gagnant six places cette année. Au niveau international, Vienne, la capitale autrichienne, garde sa pole position au classement général pour la 10e année consécutive. Elle est suivie de près par Zurich (2e). Auckland, Munich et Vancouver restent en tête du classement en Amérique-du-Nord depuis 10 ans et se partagent la troisième place. Singapour (25e), Montevideo (78e) et Port-Louis (83e) restent respectivement les villes les mieux classées d’Asie, d’Amérique-du-Sud et d’Afrique respectivement. Bien qu’elle reste loin derrière dans le classement, Bagdad a connu une amélioration significative de sa sécurité et de ses services sanitaires. À contrario, Caracas a vu son niveau de vie baisser considérablement à la suite d’une forte instabilité politique et économique. « Déjà en proie à des tensions commerciales croissantes, le marché économique mondial doit également faire face à un durcissement des politiques monétaires et à un risque de volatilité accru. Combinées à une montée des courants populistes, ces tendances exercent une pression sans précédent sur les opérations des entreprises internationales à l’étranger. Si de nombreuses villes à travers le monde continuent d’offrir des environnements favorables et propices aux activités des entreprises, les meilleures d’entre elles ont fait de la qualité de vie une composante essentielle de leur attractivité, tant pour les entreprises que pour les talents mobiles », souligne Mercer. Source – DefiMédia
Main d’œuvre étrangère: les activités économiques compromises sans les Bangladais ?

D’abord, les statistiques qui datent de décembre 2018 le confirment. Les Bangladais sont de plus en plus nombreux à Maurice. Sur les 42 572 ouvriers étrangers recensés, 24 256 proviennent du Bangladesh. Ils sont déployés dans divers secteurs et s’acquittent surtout, des tâches délaissées par les Mauriciens.

D’ailleurs, les chiffres de la Banque centrale sont révélateurs. Rs 9,3 milliards ont été transférées par ces ouvriers dans leurs pays respectifs pour la période 2017-18. Où travaillent-ils ? Pourquoi sont-ils importants ?

Au Bangladesh, toute une machinerie a été mise en place. «Les Bangladais vont travailler dans plusieurs pays. Et à Maurice, on aura besoin d’eux de plus en plus. Ce qu’ils font aurait pu être fait par des Mauriciens, mais ces derniers refusent», soutient Pradeep Dursun, le Chief Operating Officer de Business Mauritius. Il avance qu’il est impératif de reconnaître leur contribution au développement de l’économie.

Il est rejoint dans ses propos par l’économiste Eric Ng. «Encore faut-il que les Mauriciens soient productifs. C’est vrai qu’importer de la main-d’oeuvre bangladaise coûte cher mais ils sont plus productifs et disponibles. Ils travaillent, par exemple, dans des supermarchés alors que les locaux refusent», fait-il ressortir.

«Opérateurs compétents»

La majorité des Bangladais est employée dans le textile. Peut-on s’en passer ? «Non», souligne Guillaume Dalais, le Chief Executive Officer (CEO) de Floréal International Group & Tropic Knits Group. Selon lui, l’industrie du textile ne pourra survivre sans l’apport des travailleurs étrangers, qui «sont des opérateurs compétents dans le domaine». Et de déclarer que les ouvriers étrangers et les Mauriciens sont complémentaires dans une entreprise textile «car la force et la viabilité de celle-ci reposent sur l’ensemble de ses talents».

Guillaume Dalais confie que le choix d’embaucher des Bangladais dans ce secteur est surtout lié au fait qu’ils possèdent le profil recherché. «Bien sûr nous voudrions privilégier les Mauriciens. On recherche ceux qui ont la compétence requise. Et si l’on n’arrive pas à en recruter, l’on opte pour les travailleurs étrangers.» Il souligne que le recrutement des employés locaux est souvent compromis quand «les facteurs de la compétence et de la compétitivité entrent en jeu».

Toutefois, il reconnaît que si l’on veut que le textile reste compétitif, l’apport des travailleurs étrangers a toute son importance. «Les Bangladais et les Malgaches correspondent plus au profil que les compagnies recherchent, même si chaque entreprise a sa propre stratégie d’embauche selon les compétences requises.»

Autre secteur qui emploie un nombre grandissant de Bangladais : la boulangerie. Ils sont plus de 700 à y être employés. «Au total, 99,9 % des boulangeries fonctionnent avec la main-d’oeuvre étrangère. Si zot pa ti la, ou pas gayn dipin gramatin», explique Nasser Moraby, le président de l’Association des propriétaires de boulangeries.

Il fait valoir que les Mauriciens ne veulent plus faire ce métier, alors qu’ils étaient bien payés. «Il fallait leur courir après pour qu’ils viennent bosser dans l’après-midi», avance-t-il. Problème qui n’existerait plus depuis l’arrivée des étrangers. «Il est vrai qu’ils touchent plus mais en retour on est sûr de notre produit».

Métiers de la terre

L’agro-industrie voit également l’emploi de Bangladais. Ces derniers sont habitués à labourer les champs et cultiver les légumes dans leur pays. Cette évolution, Isoop Soobadar, ancien président de la Market Traders Association, en est témoin. «Ces ouvriers savent travailler la terre», note-t-il. Et d’ajouter qu’ils n’hésitent pas à faire des efforts physiques considérables, que refuseraient les Mauriciens. «Ils travaillent dans les usines en semaine et durant le week-end, ils sont dans les champs.»

Selon lui, les Mauriciens ne sont pas intéressés par les métiers de la terre. «Certains travaillent de 6 heures du matin à 11 heures. Ils touchent Rs 500. S’ils revenaient dans l’après-midi, ils toucheraient Rs 300. Dans plusieurs cas, les Mauriciens choisissent de ne pas revenir, alors que le Bangladais sera présent sans faute», souligne Issoop Soobadar.

Le monde de la construction n’est pas non plus étranger aux étrangers. Au total, ils sont 7 000 à y travailler. Ce chiffre compte de nombreux Bangladais. Cependant, Gérard Uckoor, président des petits entrepreneurs, aurait préféré y voir plus de Mauriciens. Et poursuit que ce secteur demande une valorisation.

Ouvrir les vannes aux étrangers, y compris des Bangladais, séduit également l’hôtellerie. Jocelyn Kwok, CEO de l’Association des hôteliers et restaurateurs de l’île Maurice (AHRIM), affirme que le secteur touristique et l’hôtellerie souffrent terriblement d’un manque de maind’oeuvre. «La multiplication des annonces d’offres d’emploi par les hôtels en ce moment devrait nous interpeller. Nous sommes en mesure d’avancer que face à la croissance de l’industrie, la multiplication des entreprises de restauration et d’hébergement, le phénomène des food courts et des franchises, ou encore l’activité grandissante de catering, les institutions de formation n’ont pas pu suivre le pas.»

Pour lui, le manque de ressources humaines convenablement formées est amplifié par l’attrait des emplois sur les bateaux de croisière. Le CEO de l’AHRIM explique que durant ces cinq dernières années, il y a eu à tout moment entre 300 et 800 postes impossibles à remplir dans les établissements hôteliers. D’après lui, il est temps de faire appel à des étrangers dans ce secteur.

Pour sa part, Eric Ng reconnaît la contribution des travailleurs bangladais à Maurice. Cependant l’économiste est d’avis qu’on sera moins dépendant d’eux si les locaux souhaitent faire les métiers qu’ils ont délaissés et qui ont été repris par les ouvriers étrangers.

Les ouvriers chinois moins présents

Quid des ouvriers chinois dont le nombre a connu une baisse au fil des années ? Selon Pradeep Dursun, ce phénomène s’explique par le fait que l’offre mauricienne n’est plus attrayante. «La Chine a elle-même beaucoup développé. La plupart des Chinois qui viennent travailler chez nous le font à travers de gros contrats. Et certaines clauses de contrat stipulent qu’il faut employer des personnes dudit pays. Puis, il y a aussi le fait que d’autres pays proposent de meilleures offres», affirme le COO de Business Mauritius. 

Abondant dans le même sens, Fayzal Ally Beegun laisse entendre que les Chinois viennent surtout à présent travailler dans le domaine de la construction et de la réparation des téléphones portables, ce qui correspond mieux à leurs champs d’expertise.

«Maurice peut se le permettre»

Des métiers qui nécessitent des efforts physiques, ceux qui ne peuvent se pratiquer dans le confort d’un bureau, ou encore ceux qui s’exercent à des heures indues n’attirent guère les Mauriciens. Surtout «de par les développements survenus et le niveau de vie qui a connu une hausse», souligne le «Chief Operating Officer» (COO) de Business Mauritius, Pradeep Dursun. «Même les chauffeurs d’autobus demandent à pouvoir importer de la maind’oeuvre», fait-il ressortir. Idem pour des cliniques qui comptent des partenaires stratégiques et qui importent une partie de leur personnel médical et paramédical. Toutefois, le COO de Business Mauritius estime que cette attitude est«légitime» car Maurice est un pays en développement. Sans compter les clichés. «Avoir un bon travail rime souvent avec décrocher un job dans un bureau. Les gens ne sont pas prêts à compromettre leur confort», affirme-t-il. En effet, Pradeep Dursun explique que les Mauriciens ont établi une hiérarchie des métiers. «Au fil des ans, ils ne se voient pas faire tel ou tel métier. Tout comme cela a été le cas à l’étranger où des Mauriciens ont exercé des métiers que les locaux ont délaissés. Maintenant, même Maurice peut se le permettre», remarque-t-il.

Infiltration dans d’autres secteurs

Outre la zone franche ou la boulangerie, le syndicaliste Fayzal Ally Beegun fait ressortir que les Bangladais sont employés par des petites entreprises. À l’instar des élevages de volaille, celles qui proposent des tentes pour des mariages ou encore des sociétés de nettoyage. «Les Bangladais travaillent comme peintres ou encore comme bonnes à tout faire. Des bhandari (chefs) sont également intéressés à recruter ces étrangers», indique-t-il. Fayzal Ally Beegun souligne que «les patrons sont à la recherche d’employés disponibles.» Pour lui, l’économie mauricienne repose sur les Bangladais et plusieurs secteurs seront affectés sans leur apport. Pour sa part, Reeaz Chuttoo considère qu’il est grand temps que les Mauriciens comprennent que les Bangladais font partie de notre paysage. Et qu’il faudrait les traiter avec respect. «Selon nos prévisions, d’ici 2030, Maurice comptera au minimum 400 000 travailleurs étrangers», estime le syndicaliste. Mais, dans l’immédiat, si les Bangladais devaient partir de Maurice, deux secteurs – le textile et le seafood hub – seront en difficulté.

Source – L’Express.mu

Maurice : objectifs légumes sains

Réduire l’usage intensif des pesticides dans la production des fruits et légumes ? Un impératif pour la santé de la population et pour l’avenir de l’île.

Maurice a tout d’un petit paradis. À l’exception de ses fruits et légumes. L’île est sous l’influence de la canne à sucre depuis des siècles. La canne, bichonnée et arrosée d’intrants chimiques, essentiellement des herbicides, couvre la majeure partie des terres cultivées. Au fil du temps, la terre s’est dégradée, appauvrie. Alors, le recours aux phytosanitaires va bon train, d’autant que sous un climat tropical, les ravageurs et les maladies prolifèrent.

Des pesticides dans l’assiette

Début 2016, le journal mauricien L’Express publiait une enquête au long cours « Pesticides, ça nous empoisonne ». Pour les consommateurs, l’inquiétude est de mise. Sur un échantillon de 50 produits analysés, jusqu’à 20 % des fruits et légumes consommés affichaient des taux de pesticides dépassant les limites maximales de résidus (LMR). L’enquête pointait aussi du doigt certains produits importés de pays non soumis aux normes européennes.

Une étude menée par la Chambre d’agriculture mauricienne auprès de 300 maraîchers ne laissait pas de place au doute : 60 substances chimiques actives étaient utilisées pour produire 11 sortes de légumes. Certains des pesticides employés étaient même interdits à l’importation !

 ©                SYLVIE RANTRUA
Champ de canne à sucre Maurice. © SYLVIE RANTRUA

En 2017 dans les Cahiers agricultures , un article co-écrit par la Chambre d’agriculture mauricienne et le Cirad se penche sur les pratiques des producteurs maraîchers mauriciens. « La grande majorité des producteurs protègent leurs cultures par des traitements phytosanitaires préventifs […] Entre 11 et 53 traitements par an sont ainsi effectués », révélait l’article. Constatant des risques importants pour l’environnement du fait du non-respect des bonnes pratiques, les auteurs préconisent alors un meilleur encadrement de l’usage des pesticides et la recherche de solutions alternatives.

Des initiatives

La prise de conscience dans la société civile a poussé quelques agriculteurs à se mettre au « bio ». De son côté, le gouvernement s’est engagé à promouvoir l’agriculture bio et à subventionner la culture sous serre qui rend le contrôle des maladies plus aisé. La Chambre d’agriculture, qui représente le secteur privé, a lancé l’initiative « Smart agriculture » (agriculture raisonnée). Présentant le programme devant la presse, Jacqueline Sauzier, secrétaire générale de la Chambre d’agriculture, précisait alors : « L’heure est venue de réfléchir à des moyens plus sains et écologiques de cultiver des légumes. » Après un état des lieux et des recommandations, le projet se penche depuis 2017 sur l’accompagnement vers « une transition agroécologique pour créer des systèmes moins dépendants en intrants, plus résilients face au changement climatique et viables économiquement », explique-t-elle.

 ©                    SYLVIE RANTRUA
Pure farming – La pépinière. « Tout est minutieusement étudiée… Les voilages qui forment la serre doivent retenir suffisamment d’humidité mais pas trop, mais surtout, la pépinière fait l’objet de toutes les attentions. Elle conditionne en grande partie le succès de la production », dit Yoann Michenet, directeur technique. © SYLVIE RANTRUA

Le pays reste dans l’attente d’une loi qui encadre l’usage des pesticides et fixe le taux limite résiduel admis dans les fruits et légumes. Après deux ans de discussion, un texte vient d’être présenté fin mai à l’Assemblée. Si les petits planteurs restent opposés à la Pesticide Use Bill, Jacqueline Sauzier insiste sur « la nécessité de former les agriculteurs aux dangers de ces produits, mais aussi de structurer une profession qui ne dispose ni de cadre ni de réglementation ».

Des opportunités

En choisissant d’implanter à Maurice son premier projet de ferme maraîchère, JTAgro, une start-up française, a vu juste. Son credo, produire des légumes sains et de qualité dans la tradition de l’agriculture raisonnée, lui a ouvert les portes. Tout s’est fait rapidement. Les premiers contacts, pris en septembre 2015, se sont concrétisés par la création d’une société mauricienne Pure Farming en mars 2016, avec des partenaires locaux, et en mai le site de production était lancé.

 ©                   SYLVIE RANTRUA
L’exploitation de Pure Farming – La ruche installée, les abeilles œuvrent à la pollinisation des tomates sous serre. © SYLVIE RANTRUA

Tomates, tomates cerises, salades, poivrons mais aussi haricots verts, melons ou autres légumes, selon la saison, poussent avec le moins de pesticides possibles et évidemment sans traitements préventifs. « Les rendements sont bons, mais cela demande beaucoup de travail. Il nous a fallu un an pour retrouver des vers de terre dans les sols, signe de bonne santé de la terre », explique Yoann Michenet, directeur technique. L’exploitation, qui a décroché le label « bio farming », s’agrandit. Commencée sur trois hectares, elle est vite passée à 5 hectares en 2017 et devrait atteindre 15 hectares en 2020. À côté de la pépinière et d’une serre de production, 8 autres serres devraient être installées cette année et, pour 2019, Yoann Michenet rêve de 21 serres.

L’avenir

L’exploitation mauricienne a été conçue comme une ferme-pilote. D’autres fermes maraîchères conçues par JTAgro devraient pousser sur le continent. Après l’ouverture des Primeurs de Djéno à Pointe-Noire au Congo, des études de faisabilité sont menées au Bénin et au Nigeria. La prise de conscience des dégâts des pesticides est mondiale. Produire des légumes sains et de qualité, c’est bon pour le consommateur et rentable pour le producteur.

Source – Le Point Afrique