Combat contre l’inflation : une situation inquiétante ?
Combat contre l’inflation : Une goutte d’eau dans l’océan des prix ?
Entre mars et juin 2025, certains prix ont flambé : boissons alcoolisées et tabac (+8,6 %), boissons non alcoolisées (+0,9 %), tandis que d’autres secteurs comme l’ameublement ont légèrement reculé. Dans ce contexte, le PSF, avec ses cinq produits ciblés – lait, lait infantile, huile comestible, couches et fromage – vise à limiter l’impact sur le budget des ménages. Mais sa portée reste dérisoire face à la hausse généralisée des prix et aux contraintes du maximum mark-up.
L’inflation annuelle, mesurée en glissement annuel, s’établit à 5,4 % en juin et 5,2 % en juillet, confirmant que la pression sur le coût de la vie reste forte. Comme le rappelle Amit Bakhirta, «selon que l’on consomme plus de médicaments, d’alimentation spécifique ou d’essence, l’inflation réelle peut être beaucoup plus élevée que celle indiquée par le CPI».
Combat contre l’inflation :
Dominique Filleul – «Un signal positif»

Dominique Filleul, secrétaire général de la General Retailers Association (GRA)
Pour Dominique Filleul, secrétaire général de la General Retailers Association (GRA), le Price Stabilisation Fund représente un signal positif pour contenir la volatilité des prix, mais tout dépendra de son exécution. «Une gestion efficiente, transparente et rapide est indispensable pour maintenir l’équilibre entre la stabilité pour les ménages et la viabilité des opérateurs», souligne-t-il. Concernant le maximum mark-up instauré en mars 2025, il estime que, s’il protège le consommateur à court terme, il fragilise les petites structures. «La compression des marges limite la capacité d’investissement et menace la pérennité de certains points de vente», avertit-il.







